Travailler dans l’agroalimentaire et les boissons, c’est relever des défis majeurs. Bien que ce secteur soit extrêmement diversifié, certaines tendances ressortent d’une enquête menée auprès de 650 entreprises : L'incertitude économique et l'inflation constituent les principales préoccupations. L'efficacité et la réduction des déchets sont devenues des priorités.
La durabilité est également un enjeu majeur, cité par près de 40% des sondés .
Si le climat économique échappe au contrôle des entreprises, elles peuvent agir dès maintenant sur leur impact environnemental .
Heureusement, ces deux défis convergent : Améliorer l’efficacité énergétique réduit à la fois l’empreinte carbone et les coûts. Reste à savoir si votre entreprise saisit ces opportunités ?
Pour de nombreuses entreprises, l'amélioration de l'efficacité énergétique et le passage à l'électricité renouvelable pourraient être les mesures les plus importantes à court terme pour réduire les émissions."Fédération de l'alimentation et de la boisson (FAD) ²
Le secteur agroalimentaire est sous les projecteurs, avec une responsabilité majeure : L’impact direct de ses produits sur la santé et la sécurité des consommateurs. C'est l'une des raisons pour lesquelles la vapeur est si largement utilisée dans la transformation des aliments.
Les clients exigent désormais des preuves d'engagement durable. Les grandes entreprises doivent soumettre un inventaire annuel de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) et le publier au CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive).
Les enjeux sont significatifs : L'industrie agroalimentaire et boissons représente le plus grand secteur industriel (19 % du chiffre d'affaires manufacturier au Royaume-Uni).
Bien que la transformation alimentaire ne génère que 3,3 % à 6 % des émissions totales du secteur, elle constitue la principale source d’émissions directes des scopes 1 et 2.
Ainsi , 30 % des sondés citent la réduction de la consommation d'énergie et d'eau comme priorité. Mais si l'efficacité énergétique permettrait d’économiser jusqu’à 30 %, qu'en est-il des 70 % restants ?
En assurant une production et une distribution efficaces de la vapeur, les coûts énergétiques peuvent être réduits de 10 à 30 %."Carbon Trust ³
Attendre passivement ou agir sur ce qui est maîtrisable ? L’efficacité énergétique peut être abordée de différentes manières : Une approche consiste à la traiter comme un projet ponctuel, en mettant en place des initiatives réactives. Cependant, ces actions, souvent coûteuses et financées par des budgets d’investissement, ne s’appuient pas toujours les unes sur les autres pour générer des gains durables.
Par exemple, si la vapeur est essentielle à vos processus, l’électrification semble une solution prometteuse pour la décarbonation. Toutefois, elle reste encore lointaine.
Considérons les équipements couramment alimentés à la vapeur : blancheurs , enrobeurs, évaporateurs, bouilloires, fondoirs, mélangeurs, fours, conditionnement, pasteurisateurs et autoclaves.
“Selon la FDF (Food & Drink Federation), la solution la plus probable réside dans la décarbonation de la génération de vapeur par une production électrique ou l’utilisation de chaudières à combustibles alternatifs (biomasse, biogaz, hydrogène)."
Ce changement ne devrait pas intervenir avant au moins six ans. D’ici là, il est crucial d’optimiser les processus actuels et d’améliorer l’efficacité énergétique pour poser des bases solides aux futures initiatives de décarbonation.
Le remplacement des installations existantes ou la modification des sources de combustible n'auront probablement pas d'impact important avant 2030. De nombreuses possibilités de réduction de votre consommation auront des retours sur investissement beaucoup plus courts. Ces réductions vous permettront de rentabiliser votre capital, d'obtenir des avantages financiers et de réduire vos émissions de CO2."Fédération du secteur agroalimentaire et boisson ⁴
Une autre approche consiste à considérer l’efficacité énergétique comme un processus continu, financée par un budget OpEx réduit, grâce à une méthode structurée et systématique. Cette stratégie permet des économies durables tout en instaurant une culture d’amélioration continue.
Ce n’est pas une nouveauté : la gestion stratégique de l’énergie, incarnée par la norme ISO 50001 depuis plus de dix ans, est pourtant souvent négligée. Lorsque la vapeur demeure la principale source d’énergie pour les processus d’échanges thermiques. Cette utilisation s’impose comme la solution la plus viable pour concilier efficacité et durabilité.
Maîtriser le fonctionnement optimal de la boucle vapeur et identifier les axes d’amélioration n’est pas une compétence courante en interne. La vapeur dans l’industrie agroalimentaire est exploitée de manière variée et souvent ingénieuse. C’est une source importante d’énergie thermique.
Faire appel à un expert vapeur permet de bénéficier d’un regard extérieur et d’une expertise pointue. Cette approche garantit une stratégie locale adaptée, offrant des résultats concrets rapidement.
La décarbonation complète du chauffage et de l'électricité permettrait de réduire les émissions de l'industrie manufacturière de plus de 95%. L'amélioration de l'efficacité énergétique et de l'utilisation des ressources réduira l'ampleur du défi de la décarbonation. La plupart des émissions restantes seraient éliminées en passant à des fluides frigorigènes plus durables. "Fédération du secteur agroalimentaire et boisson ²
¹: IDC:
²: FDF:
³:
⁴: FDF:
UC Davis: